Le Mali, 57 ans d’indépendance ou de dépendance ?

Le Mali célèbre aujourd’hui les 57 ans de son indépendance. Si pendant longtemps, cette journée a été célébrée avec faste, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la dépendance.

Modibo KEITA, premier président du Mali en défile devant les troupes de l’armée le 20 janvier 1961 ©crédit : maliweb.net

 

Ne serait-ce que pour rendre hommage à toutes ces personnes qui se sont battues corps et âme pour que le Soudan Français devienne la République du Mali, nous nous devons de célébrer cette journée. Célébrer pour moi ne veut pas dire danser, chanter, défiler, manger ou s’auto-satisfaire avec des légendes (du passé), mais faire une rétrospection.

Bilan de l’indépendance 

En 1960, les cœurs vibraient de confiance et les champs fleurissaient d’expérience, aujourd’hui, 57 ans après, pouvons-nous en dire autant ?

La souveraineté est depuis 2012 mise en branle, l’éthique et l’intégrité chez nos hommes politiques une utopie, l’éducation nationale a foutu le camp, l’éducation familiale s’est autant détériorée, l’accès aux services de base est pour beaucoup de maliens un mirage.

La jeunesse, ma génération, parfois complexée, désorientée, non seulement par les politiques, mais surtout par elle-même.

La « sorcellerie moderne » étant aussi liée au fait qu’après que tes parents aient investi dans ta formation depuis le bas âge, tu ne sois pas capable, après obtention au minimum d’une licence, de faire ta libre opinion sur des questions essentielles et de te laisser guider par des « Guides » de seconde zone.

Les 57 ans d’indépendance devaient aussi être le symbole de la maturité de la jeunesse, mais hélas, beaucoup restent à la traîne…

Restons optimistes 

Je ne veux pas être rabat-joie, car au-delà de ces constats, l’optimisme reste de mise. Pourquoi ne pas l’être, avec toutes ces potentialités que nous avons ?

La culture malienne rayonne comme jamais.

Certains jeunes comprennent de plus en plus que le Salut ne viendra pas des politiques.

D’autres jeunes pour changer la donne sont devenus des sentinelles de la bonne gouvernance…

Oui, le rêve est permis ! Je célèbre donc cette journée en rêvant de pouvoir véritablement la célébrer un jour !

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