Oui, on peut dompter le désert

Dompter le désert,  est-ce possible ? Les plus sceptiques me diront non mais ceux qui ont fait l’axe Alexandrie-Caire en Égypte diront tout le contraire.

Ce ma​tin j’ai refait le trajet Alexandrie-Caire. C’est la deuxième fois que j’emprunte cette route depuis mon arrivée en Égypte , il y a un peu plus d’une semaine. 

Moi, au départ pour le Caire
Dimanche, 24septembre 2017.

À chaque fois que je me suis retrouvé sur cet axe routier,  je n’ai cessé de penser à la route Mopti-Tombouctou.

Je ne connais pas trop la géographie de l’Égypte,  mais un coup d’oeil suffit pour constater que nous sommes en plein désert,  bien que les infrastructures peuvent nous faire penser autrement.

En 2015,  avec des amis,  nous avons embarqué pour une aventure à Tombouctou à bord de véhicules 4×4. Le voyage était  fabuleux,  je découvrais pour la première fois, la cité mystérieuse.  Mais malheureusement,  ce fut un voyage périlleux.

L’état de la route était défectueux,  que dis-je,  il n’y avait pas de route.

Une fois la localité de  Douentza,  traversée,  nous avons commencé, une lutte sans merci avec le sable qui s’était juré de nous maintenant là contre vents et marrées.

Avec des amis en train de défoncer notre véhicule englué dans le sable sur la route de Tombouctou en 2015

Pour échapper à cette furie  du désert saharien ,  nous avons,  dû parfois, retrousser nos manches pour défoncer les roues de  nos robustes véhicules   4×4 pourtant réputés être adaptés à de telles situations.

À l’époque,  je me souviens avoir laissé entendre que même si l’État voulait construire des routes dans cette zone,  ça sera peine perdue car le Sahara l’engloutirait.

Un échangeur sur l’autoroute reliant le Caire à Alexandrie

Aujourd’hui, avec ce que je vois entre le Caire et Alexandrie : le sable déblayé pour construire une autoroute, deux fois, quatre voies avec une passerelle à côté pour les gros porteurs. De l’eau drainée pour arroser au bords de l’autoroute,  les vastes champs de blé… Je me dis, en réalité au Mali,  les autorités manquent soit de volontés pour en faire pareil entre Mopti  et Tombouctou  voir Kidal ,  soit elles n’ont aucune notion de la planification. Alors que gouverner,  c’est prévoir.

J’en vois déjà dire que comparaison n’est pas raison.  À ceux là je veux répondre qu’après  57 ans d’indépendance,  on ne peut plus continuer à vivre comme dans l’antiquité.

C’est l’enfant qui n’a jamais mangé chez sa voisine qui croit que sa mère est là meilleure cuisinière au  monde…

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