28 septembre 2018

Confession nocturne

Alexandrie, 28 septembre 2018. Il est exactement minuit passé de 37 minutes  quand je me lance dans l’écriture de ces lignes de confession.

Je ne sais pas exactement à quoi ressemblera ce texte à la fin. Je sais juste une chose c’est que j’ai qu’une envie : écrire. Mais quoi écrire, que dire, je ne sais pas vraiment. Me confesser peut être… Mais que confesser ?

Les idées se bousculent, mais rien de vraiment structurer n’y sort…Parler de moi, de ma vie, de mes défis…Je crains que cela n’intéresse grand monde.

Peut être que je devrais plutôt parler du monde, dire ce que j’y trouve d’intéressants et ce qui me révolte mais je risque d’ennuyer bien de personnes.

Parler d’amour serait intéressant. Enfin je crois… Plus d’amours dans ce monde feraient du bien à tout le monde. De ce jeune qui en manque d’amours prête son corps comme une bombe humaine à une bande d’idiots radicaux, à cette jeune femme qui a fait couler une rivière de larmes, un soir à Paris parce que son copain venait de mettre fin à leur relation ou encore ce jeune dont l’amour pour lui-même, mis en mal par une précarité sans précédent, se jette par désespoir sur les routes de la mort se portant ainsi candidat au suicide dans la quête d’un ailleurs meilleur … Bref, sur l’amour il y a beaucoup de choses à dire et je pense que là, personne ne s’ennuiera. Mais franchement suis-je vraiment habilité à vous parler d’amour ? Moi qui aime tellement que j’ai peur d’aimer ? Je sais, c’est du charabia. Vous n’y comprenez rien. Moi non plus d’ailleurs…

Je vous propose de titrer ce texte: confession nocturne. J’espère que vous serai d’accord ?

Je suis arrivé à Alexandrie, il y a trois jours déjà. Vous savez, il y a un an que j’ai mis ma petite vie de journaliste entre parenthèse pour reprendre le chemin de l’école…Non je ne vous parlerai pas à nouveau de ma vie, j’ai pas du tout envie de vous saouler. Par contre je vous dirai, que j’ai revu la belle corniche d’Alexandrie, j’ai même été prendre un jus de citron et fumer une chicha en compagnie de Ibrahima et Jamal. Oui, il peut arriver, bien qu’il soit très rare que je m’essaie à certaines pratiques que ma génération considère comme délice bien que dangereux pour la santé.

Marquons une petite pause: mon frère est entrain de  m’écrire, pour prendre de mes nouvelles.

J’avais pensé le faire dans la journée puis je suis passé à autre chose. On me reproche souvent que je n’aime pas appeler. Pour certains c’est de l’arrogance. D’ailleurs même cette reserve qui me caractérise est souvent considérée par certains comme une forme d’arrogance aussi. Mais je puis vous assurer  que ce n’est pas fait exprès et que je suis très loin d’être quelqu’un d’arrogant. Mes proches le savent et ils m’acceptent comme tel.

J’ai dit à mon frère que je me porte bien et que j’ai réussi mon grand oral, il m’avait vu un peu stressé avant mon départ car je n’avais pas eu le temps nécessaire pour le préparer. Il m’a félicité et m’a laissé entendre que mon neveu, le plus beau au monde, demande après moi. C’est mon complice. Je ne vous cache pas qu’il me manque terriblement.

Je me sens exténué. Je ne fais que bâiller. J’ai bien envie de bosser toute la nuit. Mais le corps et la tête s’y refusent. Je vais devoir marquer une pause dans l’espoir de ne vous avoir pas trop ennuyé avec mon «PPRD », entendez par là « Parler Pour Ne Rien Dire»

Bon allez je reprends mon livre de chevet, Afrotopia de Felwine SARR , il vous faut le lire, je vous le conseille vivement.

Peut être prochainement, s’il vous vient l’envie de relire des charabias made in Mamadou Ben Moussa, vous trouverez mes confessions sur ce chef d’œuvre que m’a offert une personne FORMIDABLE.

Il est 2h10, je vous souhaite bonne nuit ou bonjour cela dépendra de l’heure à laquelle vous découvrirez ce billet !!!

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